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La liberté de la presse, pour rendre nos droits audibles

Quelles études entreprendre, où habiter, pour qui voter ? Nous comptons sur l’information tant pour les petites décisions que pour celles plus cruciales, soient-elles sur le plan individuel ou familial. Nous recherchons également l’information en tant que membres d’une famille ou d’une communauté, en essayant de savoir par exemple quels événements à l’échelle locale ou internationale pourraient avoir une incidence sur notre sécurité aujourd’hui, quelles politiques sont mises en place pour protéger les plus vulnérables ou quels projets auraient un impact positif sur la communauté et pourraient générer de nouvelles possibilités d’emploi et de plus grandes opportunités. Lorsque nous sommes en quête d’informations, nous nous attendons à ce qu’elles soient faciles d’accès, à jour, précises et utiles, parce que cela nous facilite la tâche. Il en est de même pour les médias sur lesquels nous comptons.


Et ceci n’est possible que si la presse est libre.


Cette année marque la 15ème édition du Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse. Nous tirons une grande fierté de ce prix qui, après tant d’années, continue d’incarner au mieux certaines valeurs de l’Union européenne et témoigne de notre engagement à défendre les médias indépendants et à protéger la liberté d’opinion et d’expression, y compris le pluralisme et la liberté de la presse.


Dans nombre de pays à travers le monde, l’Union européenne soutient la promotion de lois et de pratiques qui garantissent la liberté d’expression et la liberté de la presse à travers le dialogue politique et les programmes de coopération. Elle appuie également la mise en place de programmes de renforcement des capacités des journalistes, blogueurs et autres professionnels des  médias en ligne et hors ligne.


Pour que la presse soit libre, il faut que les journalistes soient capables de s’acquitter de leurs fonctions et que les médias puissent mener à bien leur mission sans aucune répression, manipulation, influence, menace ou attaque. L’Union européenne est déterminée à lutter contre toute forme de violence, de persécution, de harcèlement ou d’intimidation contre tout individu, y compris les journalistes et autres professionnels des médias, et s’engage à mettre fin à toute impunité pour ces crimes.


Nous attendons avec impatience les articles d’opinion et d’investigation, ainsi que les reportages audiovisuels, de ces femmes et hommes si courageux de la région qui s’expriment en faveur de la démocratie, des droits de l’homme, de la bonne gouvernance et de l’engagement civique dans les 18 pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et du Golfe couverts par le Prix Samir Kassir.


Ralph Tarraf

Ambassadeur de l’Union européenne au Liban

Samir Kassir

Le parcours professionnel et intellectuel

Samir Kassir est né le 4 mai 1960 d’un père libano-palestinien et d’une mère libano-syrienne. Il a vécu dans le quartier d’Achrafieh à Beyrouth et a étudié au Lycée Français, avant de s’installer à Paris en 1981, six ans après le déclenchement de la guerre libanaise, pour poursuivre ses études universitaires. Il décroche en 1984 son Diplôme d’Etudes Approfondies en philosophie politique de l’Université Paris I – Sorbonne, puis, en 1990, un doctorat en histoire contemporaine de l’Université Paris IV.

Lors de son séjour parisien, Samir a publié de nombreux articles dans Al-Hayat et L’Orient-Le Jour. Il a également écrit pour Le Monde Diplomatique et avait des contributions régulières dans Le Septième Jour et l’édition française de la Revue d’Etudes Palestiniennes.

En 1992, en collaboration avec son ami l’historien et l’éditeur syrien Farouk Mardam Bey, il publie « Itinéraires de Paris à Jérusalem », un ouvrage en français en deux tomes, qui relate l’histoire des politiques françaises au Machrek arabe, en particulier à l’égard de la Nakba palestinienne et du conflit israélo-arabe. Un an après la publication de ce livre, Samir est rentré à Beyrouth pour enseigner à l’Institut des Sciences Politiques de l’Université Saint-Joseph et rejoindre la rédaction du journal An-Nahar, comme éditorialiste et directeur de sa maison d’édition.

En 1994, Samir publie son second livre en langue française, « La guerre du Liban », basé sur sa thèse de doctorat, et analysant les dynamiques du conflit et l’imbrication des éléments intérieurs et extérieurs entre 1975 et 1982. Le livre a été traduit en langue arabe en 2008.

En 1995, Samir lance le mensuel francophone L’Orient-Express, qui s’est rapidement imposé comme le principal périodique culturel libanais. La publication s’est arrêtée en 1998 pour des raisons financières. A la même époque, il fonde la maison d’édition Al-Layali qui publie plusieurs recueils d’articles initialement parus dans L’Orient-Express, puis des catalogues d’affiches publicitaires de l’époque coloniale consacrés à des villes et lieux de villégiature méditerranéens et aux films égyptiens qui ont marqué les années 1960 et 1970.

Quant aux articles de Samir Kassir et ses éditoriaux du An-Nahar à la fin des années 1990 et au début des années 2000, ils sont considérés comme les principaux écrits opposés à la mainmise syrienne sur le Liban et le règne du président Emile Lahoud et des services de sécurité. Ils ont même pousse le Général Jamil Sayed, alors directeur général de la Sûreté Générale, et le principal pilier du système sécuritaire, à le menacer au téléphone et à le faire suivre dans ses déplacements, allant même jusqu’à confisquer son passeport à l’Aéroport international de Beyrouth en avril 2001, avant de le lui remettre suite à la levée de bouclier politique et culturelle.

En 2003, Samir publie son troisième livre en langue française « Histoire de Beyrouth » (traduit en arabe en 2007 et en anglais en 2011), qui relate l’histoire de la ville, ses familles, sa culture, son économie et son développement urbanistique et social, et décrit sa relation avec les autres régions libanaises et les grandes villes arabes et méditerranéennes. Suite à ce livre charnière de son parcours intellectuel, Samir publie en 2004 deux livres en arabe « La démocratie de la Syrie et l’indépendance du Liban » et « Askar Ala Min », regroupant une série de ses articles du An-Nahar, et consacrés d’une part au lien entre la transition démocratique en Syrie et l’indépendance du Liban et d’autre part à la contradiction entre les principes de liberté et les valeurs de la république avec la mainmise des militaires sur le pouvoir.

Samir a ensuite publié, en français, « Considérations sur le malheur arabe » (traduit en une dizaine de langues), analysant en profondeur les raisons de l’échec de la renaissance arabe de la fin du XIXe siècle, et refusant les écritures simplificatrices de l’histoire condamnant les arabes au déclin, pour prouver ensuite que leur malheur actuel est dû à la géographie plutôt qu’à leur histoire.

Le parcours politique

Au début de l’année 2003, Samir Kassir a contribué à la création du Mouvement de la Gauche Démocratique et a été élu membre de son bureau exécutif lors de son congrès fondateur en octobre 2004. Ses écrits ont irrigué la rhétorique du Mouvement et ses positions à l’égard de l’indépendance du Liban vis-à-vis de l’hégémonie du Parti Baas syrien, la transition pacifique, la laïcité, la justice sociale et la construction de l’Etat de droit.

Après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005, Samir a participé activement au lancement du soulèvement populaire contre la mainmise des services de renseignement syriens sur le Liban. Il lui donne son nom d’« Intifada de l’Indépendance », afin de mettre son exergue sa nature patriotique et indépendantiste, tout en faisant allusion à l’Intifada palestinienne de 1987 contre l’occupation israélienne. Ses articles du An-Nahar sont alors devenus la voix la plus claire et nette de cette Intifada, parallèlement à sa présence continue à la Place des Martyrs de Beyrouth, discutant avec les politiques, les journalistes et les étudiants, d’idées et de propositions pour assurer la victoire de la bataille pour recouvrer la souveraineté et la liberté.

Samir Kassir a sans doute été le premier à avertir que l’Intifada ne pourra pas perdurer en l’absence d’un programme politique pour réformer le système politique libanais et les grandes directions économiques, envisager une sortie du système confessionnel et assurer une réconciliation politique effective, après le retrait syrien. Il a également été le premier à appeler à une « Intifada dans l’Intifada » pour restaurer le dynamisme de la rue, la noblesse de l’action politique et la clarté des positions politiques. En parallèle, Samir Kassir s’est opposé à toute forme de racisme libanais contre le peuple syrien en général, et a continuellement demandé aux Libanais, dans ses articles et ses discours de la Place des Martyrs, à distinguer d’une part entre le régime syrien et ses services de renseignement contrôlant aussi bien la Syrie que le Liban, et le peuple syrien, ses ouvriers et ses intellectuels d’autre part.

La Fondation Samir Kassir

Samir Kassir, journaliste et écrivain, a été assassiné le 2 juin 2005 à Beyrouth, par l’explosion d’une bombe placée sous sa voiture. Sa mort tragique s’est inscrite dans le cadre des tentatives répétées de museler les libres penseurs libanais, afin de mettre fin à l’Intifada de l’Indépendance et d’empêcher la propagation du vent de liberté né à Beyrouth.

 

Samir Kassir l’historien est ainsi entré dans l’histoire de Beyrouth. Ne se contentant pas de relater l’histoire de la ville, il y a également contribué.

 

Le modèle de renaissance intellectuelle incarné par Samir Kassir de son vivant et par sa mort, à travers ses articles et ses recherches académiques, le place à l’avant-garde des intellectuels libanais et arabes qui ont combattu la tyrannie et milité pour la liberté et l’indépendance de leur pays. Il a ainsi intégré le panthéon des martyrs du verbe.

 

Attachés à la mission de vie que représentait Samir Kassir et à la nécessité de renouveler la culture arabe à travers la libre expression des journalistes et des artistes, des intellectuels et des amis de Samir Kassir ont créé la Fondation Samir Kassir, officiellement inscrite à Beyrouth sous le numéro de registre 30/A.D. daté du 1er février 2006.

 

La Fondation Samir Kassir est une association à but non lucratif, œuvrant au sein de la société civile et dans les cercles culturels, pour diffuser la culture démocratique au Liban et dans le monde arabe, encourager les nouveaux talents de la presse libre et construire un mouvement en faveur du renouveau culturel, démocratique et laïc, le seul capable de sortir les peuples arabes de leur malheur.

 

La mission de la Fondation Samir Kassir s’article autour de trois axes complémentaires:

  • Le premier axe: la préservation de l’héritage littéraire, académique et journalistique de Samir Kassir, sa traduction et sa diffusion.
  • Le second axe: la lutte pour la liberté culturelle, en soutenant la libre pensée, à travers l’organisation de conférences, de séminaires spécialisée et des festivals artistiques ouvrant l’accès aux cultures internationales à toutes les catégories sociales.
  • Le troisième axe: la défense de la liberté de la presse, à travers un programme de veille recensant toutes les violations commises à l’encontre des journalistes et des professionnels des médias, le soutien juridique aux journalistes persécutés et le renforcement des compétences des professionnels des médias. Cet axe comprend également la création de récompenses spéciales au nom de Samir Kassir, décernées aux jeunes journalistes.

 

L’action de la Fondation n’est pas limitée à ces trois axes. Ces derniers en dessinent les contours, non seulement pour honorer la mémoire de Samir Kassir, mais également pour poursuivre son œuvre en faveur de la liberté et de la renaissance ; ces deux objectifs pour lesquels Samir Kassir a donné sa vie.

Apreçu historique

L’histoire du Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse débute le 7 octobre 2005, quand la Commission européenne annonça la création de cette récompense de l’Union européenne lors d’une conférence de presse tenue à Beyrouth.

 

« Il est temps de réaliser et d’admettre que la liberté d’expression n’est pas un détail de la coopération avec l’Europe ni une option du dialogue. Il s’agit d’un droit inaliénable, d’un principe non négociable ». C’est par ces mots que le chef de la délégation de l’Union européenne au Liban de l’époque, l’ambassadeur Patrick Renauld, avait établi la raison d’être de cette récompense. Le Prix Samir Kassir a été créé par l’Union européenne pour rendre hommage aux journalistes du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Golfe engagés dans la couverture des sujets liés aux droits de l’homme, à la bonne gouvernance, l’Etat de droit, la lutte contre la corruption, la liberté d’expression, le développement démocratique et la participation citoyenne.

 

Cette initiative de l’Union européenne a été soutenue et encouragée par les amis de Samir Kassir qui, le 1er février 2006, lanceront officiellement la Fondation Samir Kassir. Le Prix entend « légitimer la liberté de pensée et encourager la liberté de la presse dans les pays ayant souscrit au Partenariat euro-méditerranéen, pour marquer leur rejet de la violence, l’intimidation, la menace et toutes les tentatives répétées et constantes de verrouiller la liberté d’expression ».

 

Le Prix a été décerné la première fois le 2 juin 2006, date de commémoration de l’assassinat de Samir Kassir. Lors de cette première édition, deux récompenses ont été attribuées, à deux journalistes. En 2007 et 2008, le Prix Samir Kassir couvrait deux catégories : le meilleur article et le meilleur mémoire universitaire de master. Le Prix a évolué d’une année à l’autre : de 2009 à 2012, le Prix s’est de nouveau concentré sur le journalisme écrit, récompensant le meilleur article d’opinion et le meilleur article d’investigation. En 2013, une troisième catégorie a été lancée, celle du meilleur reportage audiovisuel d’information.

 

Depuis la première édition du Prix en 2006, 35 récompenses ont été attribuées à 33 journalistes et chercheurs, dont 20 hommes et 13 femmes. Les lauréats comptent des journalistes en exil et d’autres qui ont couru de grands dangers dans l’exercice de leur mission, faisant face à la persécution et aux menaces à leur liberté d’expression et à leur vie.

 

Deux lauréats ont gagné le Prix à deux reprises, le journaliste libanais Habib Battah en 2006 et 2011, et le journaliste irakien Asaad Zalzali en 2017 et 2018. Le Prix a été attribué à 11 reprises à des lauréats égyptiens, six fois à des lauréats libanais et syriens, trois fois à des lauréats palestiniens, deux fois à des lauréats irakiens et marocains, ainsi qu’à un lauréat libyen, jordanien, tunisien et algérien.

 

Chaque année, un jury composé de sept personnalités de nationalités et de parcours différents. Le jury compte quatre membres du monde arabe et trois de pays membres de l’Union européenne. Les jurys ont regroupé des journalistes, professionnels des médias, défenseurs des droits de l’homme, chercheurs, militants de la société civile, et anciens officiels politiques reconnus pour leur contribution dans la promotion des droits de l’homme.

 

Le Prix Samir Kassir est ainsi devenu la récompense la plus prestigieuse dans le monde du journalisme au Moyen Orient, en Afrique du Nord et dans le Golfe, reconnu mondialement comme l’une des principales distinctions auxquelles aspirent les journalistes.

 

Composition du jury :

 

2006 : Hassan Balawi (Palestine), Richard Bteich (Allemagne), Ariane Bonzon (France), Walid Choucair (Liban), Perilhou Henri (France), Elias Khoury (Liban), Henri Mamarbachi (Liban), Fouad Naïm (Liban) et Massimo Tommasoli (Italie).

 

2007 : Tomas Alcoverro (Espagne), Mohammed Ali Atassi (Syrie), Ziyad Baroud (Liban), François Bonnemain (France), Pierre El Daher (Liban), Walid Kassir (Liban), Jim Muir (Royaume-Uni), Hassan Tlili (Tunisie) et Layla Al Zubaidi (Allemagne).

 

2008 : Jean-Paul Chagnollaud (France), Ghassan El Ezzi (Liban), Carole Habib Kassir (Liban), Alistair Lyon (Royaume-Uni), Delphine Minoui (France), Hazem Saghieh (Liban) et Hani Shukrallah (Egypte).

           

2009 : Jad Al Akhaoui (Liban), Nora Boustany (Liban), Sari Hanafi (Palestine), Roula Khalaf (Liban), Franck Mermier (France), Monica Prieto (Espagne) et Lamia Radi (Egypte).

 

2010 : Ahmed Reda Benchemsi (Maroc), Amine Kammourieh (Liban), Birgit Kaspar (Allemagne), Jamal Khashoggi (Arabie Saoudite), Nahida Nakad (France) et Maya Yahya (Liban).

 

2011 : Samir Aita (Syrie), Rula Amin (Palestine), Neji Bghouri (Tunisie), Mona Eltahawy (Egypte), Dominic Evans (Royaume-Uni), Maroun Labaki (Belgique) et Najib Khairallah (Liban).

 

2012 : Lamis Andoni (Palestine), Lasaad Ben Ahmed (Tunisie), Gabriel Deek (Liban), Anne-Marie El Hage (Liban), Hisham Kassem (Egypte), Lorenzo Trombetta (Italie) et Saad Tazi (Maroc).

 

2013 : Shirine Abdallah (Liban), Geraldine Coughlan (Royaume-Uni), Philippe Dessaint (France), Ghazanfar Ali Khan (Inde), Sami Moubayed (Syrie), Diana Moukalled (Liban) et Samia Nakhoul (Liban).

 

2014 : Ghaith Abdul Ahad (Irak), Sanaa El Aji (Maroc), Hind Darwish (Liban), Marc Marginedas (Espagne), Laila El Raiy (Egypte), Christoph Reuter (Allemagne) et Marc Saikali (France).

 

2015 : Nada Abdel Samad (Liban), Christophe Ayad (France), Sahar Baassiri (Liban), Magnus Falkehed (Suède), Mary Fitzgerald (Irlande), Malek Khadraoui (Tunisie) et Rana Sabbagh (Jordanie).

 

2016 : Khalil Abdallah (Palestine), Frédéric Domont (France), Fatemah Farag (Egypte), Sanaa El Jack (Liban), Natalie Nougayrède (France), Alberto Toscano (Italie) et Michael Young (Liban).

 

2017 : Yassir Mani Benchelah (Algérie), Martin Chulov (Australie), Mark Daou (Liban), Alfred Hackensberger (Allemagne), Michel Hajji Georgiou (Liban), Amina Khairy (Egypte) et Isabelle Lasserre (France).

 

2018 : Adnan Hussein (Irak), Khairallah Khairallah (Liban), Rami Khouri (Jordanie), Leila Shahid (Palestine), Albana Shala (Pays-Bas), Benoît Thieulin (France) et Aidan White (Royaume-Uni).

 

2019 : Fadi El Abdallah (Liban), Ammar Abd Rabbo (Syrie), Baria Alamuddin (Liban), Sofia Amara (Maroc), Thanassis Cambanis (Grèce), Alessio Romenzi (Italie) et Biljana Tatomir (Croatie).

Règlement

Le prix Samir Kassir est décerné et entièrement financé par l'Union européenne. Le concours est ouvert, conformément aux règles de l'Union européenne, aux journalistes de la presse écrite (quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, imprimée ou en ligne) ou audiovisuelle (chaînes de télévision, boîtes de production, télévision en ligne), sans limite d’âge, ressortissants des pays suivants : Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats Arabes Unis, Irak, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Oman, Palestine, Qatar, Syrie, Tunisie et Yémen.

Les candidats doivent soumettre un article d’opinion ou un article d’investigation ou un reportage d'information audiovisuel sur un sujet traitant de l’Etat de droit, les droits de l’homme, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la liberté d’expression, le développement démocratique et la participation citoyenne.

L’article soumis au concours doit avoir été publié dans un organe de presse d’un des pays cités ci-dessus ou d’un des Etats membres de l’Union européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Suède). L’article ne doit pas dépasser 25 000 signes. Il doit avoir été publié entre le 15 mars 2019 et le 15 mars 2020.

Le reportage audiovisuel d'information doit avoir été diffusé sur une chaîne de télévision hertzienne, numérique ou en ligne, dans un des pays cités ci-dessus ou un des pays membres de l’Union européenne. Le reportage ne doit pas dépasser 7 minutes. Il doit avoir été diffusé ou mis en ligne entre le 15 mars 2019 et le 15 mars 2020.

Chaque dossier de candidature ne peut appartenir qu’à une seule des trois catégories. Les candidats aux catégories « article d’opinion » et « article d’investigation » ne peuvent concourir qu’à titre individuel. Les candidats à la catégorie « reportage audiovisuel d'information » doivent être les producteurs ou les réalisateurs du reportage, et peuvent concourir individuellement ou bien en binôme (producteur et réalisateur).

Le gagnant de chacune des trois catégories remportera un prix d’un montant de 10 000 €.

L’Union européenne se réserve le droit de reproduire et diffuser les articles et le reportage primés dans ses propres publications et sites internet (non commerciaux) et dans les publications imprimées et en ligne relatives au « Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse ».

La sélection sera effectuée par un jury composé de journalistes et de professionnels des médias des Etats membres et des pays indiqués ci-dessus.

Les membres du jury, le personnel de l’Union européenne, le personnel et les membres de la Fondation Samir Kassir sont exclus du concours.

Inscription

Les candidats devront s'inscrire sur le lien suivant:
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Pour déposer leurs candidature en ligne, les candidats devront fournir les éléments suivants :
  1. Les informations personnelles, qui seront traitées conformément au Règlement général sur la protection des données de l'Union européenne.
  2. L’intégralité de l’article publié en version originale, et une version traduite en anglais (une traduction sur Google Translate ou toute autre traduction automatique sera refusée) ou le lien vers la version originale du reportage audiovisuel d'information avec sous-titres en anglais et/ou une traduction ou description en anglais du reportage.
  3. Une preuve de la publication ou de la diffusion (copie originale de l'article, ou lien vers l'article ou la vidéo, ou photocopie de l’article publié, ou une lettre prouvant l’authenticité de la publication/diffusion, signée par le responsable du média ou son représentant).
  4. Un CV.

Trois prix seront décernés :
  • Meilleur article d’opinion
  • Meilleur article d’investigation
  • Meilleur reportage d'information audiovisuel

Le dossier complet doit être envoyé au plus tard le 1er avril 2020.
Tout dossier incomplet ne pourra être considéré comme recevable.

Gagnants

Roger Asfar

Syrie 
Syrie
Article d'opinion

Ali Al-Ibrahim

Syrie 
Syrie
Article d'investigation

Youssef Ziraoui

Maroc 
Maroc
Reportage audiovisuel d'information

Miloud Yabrir

Algérie 
Algérie
Article d'opinion

Asmaa Shalaby

Egypte 
Egypte
Article d'investigation

Asaad Zalzali

Irak 
Irak
Reportage audiovisuel d'information

Issa Ali Khodr

Syrie 
Syrie
Article d'opinion

Ghada El-Sharif

Egypte 
Egypte
Article d'investigation

Asaad Zalzali

Irak 
Irak
Reportage audiovisuel d'information

Maher Massoud

Syrie 
Syrie
Article d'opinion

Mohammad Tarek

Egypte 
Egypte
Article d'investigation

Matar Ismail

Syrie 
Syrie
Reportage audiovisuel

Ayman Al-Ahmad

Syrie 
Syrie
Article d'opinion

Hesham Mannaa

Egypte 
Egypte
Article d'investigation

Mohammad Nour Ahmad (Abo Gabi)

Palestine 
Palestine
Reportage audiovisuel

Orwa Mokdad

Syrie 
Syrie
Reportage audiovisuel

Hanene Zbiss

Tunisie 
Tunisie
Article d'investigation

Mohamed Abo El-Gheit

Egypte 
Egypte
Article d'opinion

Ahmed Abu Draa

Egypte 
Egypte
Article d'investigation

Doha Hassan

Palestine 
Palestine
Article d'opinion

Luna Safwan

Liban 
Liban
Reportage audiovisuel

Pakinam Amer

Egypte 
Egypte
Article d'investigation

Suleiman al-Khalidi

Jordan 
Jordan
Article d'opinion

Ethar El-Katatney

Egypte 
Egypte
Article d'opinion

Habib Battah

Liban 
Liban
Article d'investigation

Safaa Saleh

Egypte 
Egypte
Article d'investigation

Mustafa Fetouri

Libye 
Libye
Article d'opinion

Carole Kerbage

Liban 
Liban
Article d'investigation

Mona Eltahawy

Egypte 
Egypte
Article d'opinion

Marwan Harb

Liban 
Liban
Mémoire

Naela Khalil

Palestine 
Palestine
Article

Ahmed Reda Benchemsi

Maroc 
Maroc
Article

Rita Chémaly

Liban 
Liban
Mémoire

Dina Abdel Mooty Darwish

Egypte 
Egypte
Article

Habib Battah

Liban 
Liban
Article

Galerie multimédias

Prix Samir Kassir 2019

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Prix Samir Kassir

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Médias

 

Le Prix Samir Kassir dans Al-Liwaa - 26 février 2020

 

Le Prix Samir Kassir dans Annahar - 26 février 2020

 

Le Prix Samir Kassir dans L'Orient-Le Jour - 26 février 2020

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